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21.01.2023

Okraïna Records

10 Years Party

doors: 19:30 · show: 20:30 · tickets: pay what you can/ 10€

End of pre-sales: January 20 at 5pm. 

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Depuis dix ans, à l’heure de la « dématérialisation de la musique », le label bruxellois Okraïna sort à son rythme – lent ! – de beaux disques-objets illustrés à chaque fois par la non moins bruxelloise dessinatrice Gwénola Carrère et explorant les rapports entre mots et chansons d’hier ou d’avant-hier (folk, musique traditionnelle) et interprétations contemporaines.

Le 21 janvier, nous serons heureux.ses de fêter ces 10 années ensemble, à l'atelier 210. 

Au programme de la soirée; 

Concerts de Amarante-Cerisier, Stills et Léonore Boulanger et Mathieu Ferrandez. Dans le bar, entre et après les concerts, DJ sets des comparses de Philippe Delvosalle (Okraïna Records) dans l’émission MU sur les ondes de Radio Campus Bruxelles : DJ Bonzaï Tarzan (David Jarrin), DJ Grokokok (Jean-François Henrion) et Rupert Pupkin (David Mennessier). 

Amarante-Cerisier

Au sein des 17 caractères qui forment le nom de ce duo franco-argentin, basé un pied à Marseille / un pied à Bruxelles, c’est peut-être le trait d’union central qui est le signe typographique le plus important, marque de la complicité, de l’amour même qui lie Mauricio Amarante (Argentin d’origine, exilé en Europe depuis vingt ans) et Marine Cerisier (danseuse, performeuse, co-fondatrice de lieux culturels alternatifs à Marseille et Bruxelles). Par rapport à leurs projets précédents (Radikal Satan pour lui, Isophrenia pour elle), ils ont déplacé le centre de gravité de leur musique, son cœur, vers des compositions moins sombres, une beauté (des textes, des mélodies) qui s’assume et une chanson en français qui s’inscrit dans le présent révolu des générations précédentes (« Les Parents ») voire dans les siècles passés (un morceau inspiré par Hadewijch d'Anvers, poétesse mystique du XIIIe siècle). Un double 25cm sortira sur Okraïna en 2023.
 

Stills (Pak Yan Lau & Audrey Lauro feat. Beata Szparagowska)

En 2020, Okraïna s’enrichit d’un label parallèle dévolu à des musiques moins portées sur le texte – musiques improvisées, paysages sonores, etc. – et jouant cette fois la carte du dialogue avec l’univers de la photographe bruxelloise Beata Szparagowska. Un des deux premiers disques de la nouvelle structure By the Bluest of Seas proposait une rencontre entre la musicienne Pak Yan Lau (pianos, pianos jouets, enregistrements de terrain, etc.) et le bassiste attitré de Jim O’Rourke, Darin Gray. Pour cette soirée, Pak Yan Lau ravive son projet Stills pour lequel en compagnie de la saxophoniste Audrey Lauro elle interagit en live avec un univers photographique (logiquement mais pour la première fois, pour cette soirée-anniversaire, les images de la photographe attitrée du label parallèle d’Okraïna) 
 

Léonore Boulanger et Mathieu Ferrandez : « La Maison d’amour »

« Toi tu m'as échangé pour rien. Moi je décide encore que je n'échangerais pas un seul cheveu de toi avec le monde entier. »  (Saadi, XIIIème siècle)
« La Maison d’amour » explore le cosmos et ses grands pouvoirs dans l’art de la musique persane. Léonore Boulanger rencontre Maam-Li Merati, musicien et musicologue iranien, à Paris en 2011. Ce dernier va transmettre à la première l’Art de la musique classique persane avant qu’au printemps 2015, ils commencent à enregistrer La Maison d’amour : de premières odes lyriques, des dastgâh-s à deux voix et instruments traditionnels (les futures faces A et C du double vinyle sur Okraïna), avant d’être rejoints par Matthieu Ferrandez, musicien d’église mais aussi chercheur en musiques électroniques, pour des Face B et D aux lisières sidérales, toutes en soupirs d’harmonium et orgues analogiques. Depuis le retour de Merati en Iran, Léonore Boulanger (qui vient à l’automne 2022 de sortir un nouvel album sur un autre label bruxellois, Slouch Hat) continue à ponctuellement jouer ce répertoire en public en duo ou en trio.